Commodity Firms Assessing a New Global Market Place in 2015, Traders – Secrets and Commodities Part IV

 

 Commodity Firms Asessing a new global market palce in 2015

Foreword

by Simon Jacques

Commodity trading might be defined as shifting the commodities from surplus regions to deficit regions or matching the production with a sale in a deferred time-frame – and hopefully making a profit in the process.

Lately, we have witnessed the global expansion of investment banking commodity businesses from a geographic, commodity and derivatives products perspective, the entry to the market of newer but now fully fledged global trading houses, the expansion of oil majors into new products and regions and the regular arrival of hedge funds, together with the growth of the incumbents.

Commodity trading has begun to experience levels of competition formerly associated with the banking derivatives businesses as majors, trade houses, banks, and niche players have sought to participate in physical markets and developed trading activities.

After having an unprecedented cycle of growth, commodity firms are assessing the realities of a new global market place.

In the paper market, with the new capital requirements the firms are restrained in their the ability to undertake highly-leveraged positions needed to make a significant profit in convergence trades. (also called arbitrages). 

In the physical market, we are now entering in a new cycle whereas high volumes will prevent relative scarcity in most of the physical commodity assets.

Relative Scarcity is a condition that exists when a particular resource is in short supply and is a salient concept in the commodity markets economics.1

In spite of that, note that the commodity firm is one of the few business models existing with the ability to prosper in a penny-pinching margins/ high-volume buyers or sellers’ markets.

When the profitability per unit declined, the commodity firm is able to maintain its level of income by expanding volume. This also creates barriers to entry for newcomers.

Suppose that the firm knows how to manage market risk my proposal is that the firm will earn money by taking and managing the market risk of others (buying or selling in the open-market.

There are two schools in the commodity trade: The Marc Rich, Glencore and Trafigura school, which is obviously successful, and then there is the investment banking school, which is more based upon a risk-based approach.2

Markets also swiftly revert from one state to another.

“Sometimes, the market needs to sell too fast, more of a commodity than anyone want to take delivery of “.

  It is likely in the current energy market (Oil, Clean Products, NGLs).

“Sometimes, the market needs to buy too fast, more of a commodity than anyone can deliver”. 

Readers will find this trading thematic in Gold, Metals and Soybean Meal markets that have occurred recently.

Why Fundamentals matter the most for commodity firms ?

It is very simple: it’s impossible to trade against the fundamentals and they are different types of trading environments for different types of fundamentals.

Those clever enough to see them coming will act accordingly.

No one is master of the universe but as long as commodity markets exist, market timers that are in tune with the market will continue to exist.

Rue du rhone geneve

                                                                                                          Rue du Rhône, Genève

Swiss French-Language Le Temps (“The Times”)  is a regular commentator of the Geneva Commodity Scene.

In this article they underscore the 4 new realities of the commodity business for 2015.

 

Le temps

MATIÈRES PREMIÈRES

http://www.letemps.ch/interactive/2014/traders/

Pourquoi les traders ne sont-ils plus (seulement) des traders?

 

ON LES APPELLE COMMUNÉMENT «TRADERS». Ces groupes préfèrent le terme de «négociants». Peu connues du grand public, ces sociétés qui œuvrent dans le commerce des matières premières, dont beaucoup sont basées en Suisse – Louis Dreyfus, Trafigura, Vitol, Glencore ou Gunvor – sont des géants économiques du secteur. Elles ont connu ces 15 dernières années leur âge d’or, leur «supercycle».

Mais alors qu’elles jouaient jusqu’à présent un rôle purement d’acheteurs et de revendeurs, en profitant du jeu de l’offre et de la demande, elles subissent aujourd’hui la crise, en raison de la baisse de la demande chinoise. Pour réagir, elles ont choisi depuis plusieurs années d’investir massivement dans les infrastructures, dans le «physique».

Quand les traders ne sont plus (seulement) des traders devant leurs écrans, mais achètent aussi des raffineries, des mines et des réseaux de stations-service: nos explications en 4 points.

le metier historique des négociants

Dans les matières premières, le métier de négociant ou trader est avant tout un métier d’écrans, un métier virtuel. Historiquement, à quelques exceptions près (dont les lieux de stockage), les négociants ne possédaient pas les infrastructures physiques (les plateformes ou les mines, les tankers ou les vraquiers pour le transport, les lieux de stockage) nécessaires à la production et à l’acheminement de ces matières premières.

Gérer la logistique

Assis dans de confortables fauteuils devant leurs ordinateurs, les traders achètent en quelques clics des ressources naturelles dans des pays où l’offre est abondante pour les revendre quelques dizaines de milliers de kilomètres plus loin où la demande s’en fait ressentir. Ils stockent également la ressource si nécessaire pour profiter des fluctuations du marché. Dans le jargon, on parle d’arbitrage.

Le quotidien d’un trader, c’est donc avant tout résoudre des problèmes logistiques. Ce métier est d’une très grande complexité dans les stratégies utilisées, à la croisée entre logistique et finance. Exemple avec le «contango»: vous achetez, vous stockez, vous hedgez (mot qui désigne le fait de couvrir les fluctuations de prix par des contrats à terme), vous «roulez le hedge» de mois en mois: le prix qui augmente permet de compenser les frais de stockage.

Voici ci-dessous, très schématisé, le cycle de production et de distribution classique des matières premières. En bleu, les informations sur l’activité physique de production et enrouge, là où les traders interviennent.

le temps negoce
le temps negoce 2
la fin de l'age d'or et les raisons
File photo of a truck driving past the Petroplus refinery in Cressier near Neuchatel

PHOTO. Un camion passe devant Petroplus à Cressier (Neuchâtel) au petit matin. En mai 2012, c’est le négociant suisse Vitol qui a racheté avec AtlasInvest cette raffinerie de pétrole. (Photo Reuters)



Profitant de la hausse continue de la demande, la taille des groupes actifs dans le négoce de matières premières a explosé ces quinze dernières années. C’est le «supercycle», cet âge d’or comme on l’appelle dans le jargon, en passe de connaître un coup d’arrêt avec une baisse de la demande chinoise et une hausse de la réglementation au niveau mondial.

La fin du «supercycle»

Les prix des matières premières baissent, les salaires se tassent, des sociétés disparaissent. Certains géants du secteur souffrent. Et les conséquences pour la Suisse pourraient être lourdes. Le négoce des matières premières y pèse 3,5% du PIB, et Genève en tire 22,5% des revenus fiscaux sur les bénéfices et le capital.

En cause:

LA CRISE DU FINANCEMENT. Pour les traders, il devient très compliqué de trouver des capitaux pour leur survie. BNP Paribas, qui finançait le secteur depuis des décennies, a brutalement freiné son activité ces derniers mois. En cause, l’amende américaine de 8,9 milliards de dollars infligée à la banque française pour des contournements d’embargo. Résultats, la banque aurait réduit de deux tiers son activité. Plus généralement, les banques sont aussi devenues plus méfiantes envers leurs clients traders.

DES FAILLITES EN SÉRIE. Dans le monde secret des matières premières, on ne parle pas volontiers de ceux qui vont mal. Mais certaines sociétés n’ont pas survécu aux turbulences des derniers mois. La crise touche désormais des géants.

DES PRIX BAS. Cet automne, les prix du fret maritime, censés refléter la santé du secteur, ont atteint leur plus bas niveau depuis 35 ans. Pétrole, minerai de fer, métaux, céréales, tous les marchés ou presque baissent. La faute au violent ralentissement de la Chine et à la crise économique en Europe. Dans le pétrole, la structure de prix qui enrichissait les négociants dans les années 2000 a disparu.

Plus récemment, le prix du brut est resté très haut mais très stable, ce qui a mis fin à cette période d’argent facile. Et depuis quelques semaines, il chute. Ceux qui avaient parié sur sa remontée ont encaissé de lourdes pertes.

UNE SUISSE MOINS ATTRACTIVE. Les coûts élevés et la force du franc suisse sont des handicaps. Pour les sociétés russes ou ukrainiennes, qui avaient alimenté la croissance de la place genevoise dans les années 2000, la situation est bien pire: l’effondrement de leurs monnaies rend Genève deux fois plus chère qu’il y a six mois. Aux coûts s’ajoute l’inflation réglementaire qui frappe la Suisse, la réforme de l’imposition des entreprises, et les projets de lois sur les matières premières en préparation: transparence des paiements aux Etats, produits dérivés, responsabilité sociale et environnementale.

 

 


la diversification obligatoire

Conscients de la fin de cet âge d’or, ces négociants ont compris depuis plusieurs années l’intérêt d’investir dans les infrastructures, dans le physique. «Ceux qui survivront, ce sont ceux qui ont profité de ces dix dernières années pour passer de l’écran au physique», prédit le vétéran de l’industrie pétrolière Jean-Claude Gandur.

Très concrètement, ces entreprises se mettent à investir dans des raffineries (comme celle de Cressier), des mines et des réseaux de stations-service.

L’infographie ci-dessous permet d’avoir un aperçu de cette stratégie de diversification des grands du secteur, et de voir dans quels segments ils sont actifs. En bleu, voici les informations liées à l’activité physique et en rouge les activités de pur trading.


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On constate que Louis Dreyfus – dont l’un des slogans est «De la ferme à la fourchette» – est très actif dans toutes les activités physiques liées aux matières premières qu’ils négocient. Avec ses trois fameux concurrents – Archer Daniels Midland, Bunge et Cargill – Louis Dreyfus forme le groupe «ABCD», connu pour dominer le marché mondial des produits agricoles. Ces dernières années, ces géants ont connu une période difficile en raison de la chute générale des cours des céréales (notamment à cause de moissons abondantes).

Glencore est sans surprise le géant le plus diversifié. En reprenant la société minière Xstrata en 2012, le groupe basé à Baar (dans le canton de Zoug) a considérablement élargi sa palette d’activités. Il est l’un des exemples les plus emblématiques de cette transition du métier de négociant.

Les autres sociétés – Mercuria mis à part – se concentrent dans les matières premières énergétiques. Cela illustre l’une des grandes distinctions dans l’univers des matières premières, historiquement divisées entre les «soft commodities» (maïs, blé, coton, sucre, etc.) et le secteur énergétique. Cette infographie permet également de constater l’omniprésence des sociétés basées en Suisse dans le domaine du pétrole. Et permet de comprendre comment un tiers des achats/ventes de produits pétroliers sont réalisés depuis l’Arc lémanique.

la courses aux investissements

Dans cette diversification de l’écran vers le physique, les négociants n’hésitent plus à consentir de lourds investissements dans les infrastructures. Objectif: huiler encore davantage la mécanique complexe de l’acheminement de matières premières du producteur au consommateur et profiter de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne.

Voici, dans cette carte interactive, une sélection non exhaustive des principaux investissements «dans le physique» réalisés cette année. Le grand Monopoly des matières premières a commencé…

Credit: Le Temps

 

Note:

1. Professor Geman proposes to define scarcity as inverse inventory. (2000), 

Geman, H (2000) “Consumption and Scarcity in Energy Markets”, EDF Trading
Technical Paper

2. “Unbekannter Rohwaren-Riese Mercuria”Neue Zürcher Zeitung (2013)

Reading suggestions:

“Traders – Secrets and Commodities Part 2

 Traders – Secrets and Commodities Part 3: A Masterpiece on the economics of the commodity firms

 

A courtesy of

the trade shipping finance wizard logo 2015 1.1

Commodity Merchant Trading & Shipping Advisory Services

 

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